Phrases de maman

Dans l’activité quotidienne d’élever un enfant, il y a des moments où se retrouve un peu coincé.e.s, entre l’obligation d’intervenir et le manque de temps (ou d’énergie, ou d’explications compréhensibles pour un jeune bambin).

En vrac, et sans aucune prétention, je vous offre ici mes phrases fétiches, qui règlent miraculeusement plusieurs problèmes.

  • « Il faut en laisser pour les autres »: permet de faire cesser les dépradations (la collecte, pardon!) de fleurs/coquillages ou autres, les abus de biscuits ainsi que les demandes non raisonnables dans les magasins de jouets. Bonus: apprend à l’enfant à partager, à prendre en compte les autres et à laisser un environnement en bon état pour les suivants (mes valeurs écologiques ressortent).
  • « Nous n’avons pas ton/son pyjama et ta/sa brosse à dents »: offre un argument « logique » imparable à la tendance de votre jeune à inviter des « ami.e.s » croisé.e.s par hasard dans la rue (surtout si vous ne connaissez pas vraiment les parents et l’enfant en question). Bonus: peut fonctionner sur les animaux et les toutous/poupées et éviter de les ramener chez vous.
  • « On ne touche pas un animal si on ne connait pas son prénom »: oblige l’enfant à se retenir d’essayer d’attraper des animaux sauvages (écureils, oiseaux…) et de s’informer auprès d’un humain du nom de l’animal (et du coup si on peut le caresser sans danger). Bonus: est efficace pour éviter de ramener des insectes/escargots/autres bestioles à la maison (voir aussi le coup du pyjama).
  • « Tu ne peux pas savoir que tu n’aimes pas ce plat si tu n’y goûtes pas d’abord »: développe le sens du goût (et de l’aventure) chez l’enfant. Bonus: peut faire découvrir des nouvelles saveurs, mais je dois avouer que ce n’est pas garantie comme efficacité (sauf pour forcer un peu la main à mon fils pour qu’il essaie ce que je lui mets dans son assiette).
  • (mise à jour: 15 août 2016) « Si tu ne le sais pas, qui le saura? »: permet d’obtenir une réponse autre que le sempiternel « Je ne sais pas » à une question (par exemple: « Veux-tu du lait? »). Bonus: fonctionne aussi avec les adultes et les adolescents.

Si vous avez d’autres trucs à partager, n’hésitez pas! C’est rare qu’il y en ait trop…

(Mise à jour: 16 août 2016, parce que j’avais oublié une de mes phrases.

4 juillet 2017: féminisation des termes)

Brève 2: La jeune maman moderne et la gastro entérite.

Pour l’expression « la jeune maman moderne », j’ai été inspirée par Madame Chose sur Twitter (@madameChos), qui y dit des choses très drôles (et qui commencent par « la jeune femme moderne »).

Suite à un énième épisode de gastro de la part de fiston, voici quelques petits trucs que j’ai appris:

    1. La jeune maman moderne utilisera des serviettes, des guenilles, des linges à vaisselle, et même son bas de pyjama mis au lavage pour recueillir les « liquides corporels » dûs à la gastro.
    2. La jeune maman moderne se lavera abondamment les mains (ainsi que le plancher, et tout se qui aura été en contact avec le jeune malade). Ne pas oublier que la gastro est TRÈS contagieuse, de quelques heures avant les symptômes jusqu’à 48h après la disparition de ceux-ci (voir le site Passeportsanté qui dit des choses pas mal plus intelligentes que moi sur le sujet).
    3. La jeune maman moderne fera écouter pas mal d’émissions de Barney à son fils en attendant sa guérison (avec plein de chansons « I love you, you love me »), et l’installera sur une couette pour protéger le canapé.
    4. La jeune maman moderne trouvera réconfort dans la poésie d’Internet:

« La gastro-entérite virale est généralement causée par le norovirus, également connu sous le nom de virus de Norwalk. Trois autres virus, soit le rotavirus, l’adénovirus et l’astrovirus, peuvent être à l’origine d’une gastro-entérite. Ces quatre virus ont pour effet d’irriter le tractus gastro-intestinal, causant un rejet des liquides par le corps. » (Canalvie.com)

Comme c’est bien dit!

Étonnamment, fiston n’a pas beaucoup apprécié le 7Up « pas de bulles », utilisé par mes parents (la seule chose que j’aimais quand j’étais moi-même malade).

 

La recette qu’il faut absolument connaître dans la vie…

Si vous regardez la télévision américaine, vous connaissez peut-être l’émission Mythbusters sur le réseau Discovery. En tout cas, l’épisode où on y testait les produits pour se débarrasser de l’odeur de mouffette m’était resté en tête.

C’est une recette hypersimple:

  • péroxyde d’hydrogène (en vente en pharmacie);
  • savon à vaisselle liquide;
  • bicarbonate de soude (pour les Québécois: de la « p’tite vache »);
  • eau chaude

Vous mettez la même quantité des trois premiers dans une généreuse portion de la dernière (par exemple: 2 cuillères à table de péroxyde + 2 de savon + 2 de bicarbonate dans 2 tasses d’eau chaude). Vous épongez généreusement la tache, le matériel, l’objet (etc.), en enlevant en même temps les grumeaux, s’il y en a. Prenez de grandes respirations un peu plus loin pour ne pas rajouter le contenu de votre estomac à l’oeuvre en cours. Vous rincez à l’eau propre. Vous laissez sécher.

Dans ma (longue !!) expérience, j’ai testé avec succès ce mélange dans les situations suivantes:

  • pipi (séché!) de chat sur un matelas;
  • vomi frais sur une banquette d’auto;
  • débordement de couche (avec selles, fraîches aussi) sur un fauteuil.

Je vous rassure: tout ne s’est pas passé la même journée. Par contre, dans tous les cas, il n’y a pas de cernes laissés par le mélange, l’odeur disparaît (c’est quand même le truc le plus important!!!), et les taches prennent le chemin des oubliettes aussi.

Et croyez-moi, faire plusieurs heures de voyage dans une automobile qui sent le vomi, ça, faut pas le faire!

Ceci dit, je ne suis pas responsable des dégâts que vous pourriez tenter d’infliger à vos possessions pour tester la recette…