Phrases de maman

Dans l’activité quotidienne d’élever un enfant, il y a des moments où se retrouve un peu coincé.e.s, entre l’obligation d’intervenir et le manque de temps (ou d’énergie, ou d’explications compréhensibles pour un jeune bambin).

En vrac, et sans aucune prétention, je vous offre ici mes phrases fétiches, qui règlent miraculeusement plusieurs problèmes.

  • « Il faut en laisser pour les autres »: permet de faire cesser les dépradations (la collecte, pardon!) de fleurs/coquillages ou autres, les abus de biscuits ainsi que les demandes non raisonnables dans les magasins de jouets. Bonus: apprend à l’enfant à partager, à prendre en compte les autres et à laisser un environnement en bon état pour les suivants (mes valeurs écologiques ressortent).
  • « Nous n’avons pas ton/son pyjama et ta/sa brosse à dents »: offre un argument « logique » imparable à la tendance de votre jeune à inviter des « ami.e.s » croisé.e.s par hasard dans la rue (surtout si vous ne connaissez pas vraiment les parents et l’enfant en question). Bonus: peut fonctionner sur les animaux et les toutous/poupées et éviter de les ramener chez vous.
  • « On ne touche pas un animal si on ne connait pas son prénom »: oblige l’enfant à se retenir d’essayer d’attraper des animaux sauvages (écureils, oiseaux…) et de s’informer auprès d’un humain du nom de l’animal (et du coup si on peut le caresser sans danger). Bonus: est efficace pour éviter de ramener des insectes/escargots/autres bestioles à la maison (voir aussi le coup du pyjama).
  • « Tu ne peux pas savoir que tu n’aimes pas ce plat si tu n’y goûtes pas d’abord »: développe le sens du goût (et de l’aventure) chez l’enfant. Bonus: peut faire découvrir des nouvelles saveurs, mais je dois avouer que ce n’est pas garantie comme efficacité (sauf pour forcer un peu la main à mon fils pour qu’il essaie ce que je lui mets dans son assiette).
  • (mise à jour: 15 août 2016) « Si tu ne le sais pas, qui le saura? »: permet d’obtenir une réponse autre que le sempiternel « Je ne sais pas » à une question (par exemple: « Veux-tu du lait? »). Bonus: fonctionne aussi avec les adultes et les adolescents.

Si vous avez d’autres trucs à partager, n’hésitez pas! C’est rare qu’il y en ait trop…

(Mise à jour: 16 août 2016, parce que j’avais oublié une de mes phrases.

4 juillet 2017: féminisation des termes)

La drogue du bonheur

Il est temps de vous parler des endorphines. Je vais emprunter des termes scientifiques auxquels je ne m’identifie pas, puis je vais vous traduire dans mes mots ce que cela signifie.

Petite scène de bonheur familial. Ce sont les moments dont on aimerait qu’ils ne cessent jamais (source de l’image: Wikipédia).

Premièrement, les endorphines sont des « composés opioïdes peptidiques endogènes ». Allons-y tranquillement.

  • opioïde = une substance opiacée, c’est-à-dire qui fait réagir dans le cerveau les récepteurs opiacés. Si vous avez pensé à « opium » dans cette définition, vous aviez raison: l’opium est un opiacé. Donc, les opioïdes ont des effets semblables à l’opium sur le cerveau: sensation de bien-être, analgésie (suppression de la douleur). Ah! Je crois que j’ai attiré votre attention!
  • peptidique = un « polymère d’acides aminés » (cf. Wikipédia). J’avoue qu’on vient de frapper mon mur d’incompétence. Je comprends qu’il s’agit d’un ensemble d’acides aminés, mais plus petit que des protéines.
  • endogène =  qui provient de l’intérieur (ici: du corps).

Résumons-nous: les endorphines sont produites par le corps des vertébrés de façon tout ce qu’il a de naturelle. Elles agissent sur le cerveau à la façon des opiacés, c’est-à-dire que c’est très agréable quand ça se déclenche. Elles jouent également un rôle de neurotransmetteurs, se retrouvent dans le cerveau (non!?!), dans la moelle épinière et dans l’estomac (ahhhh! c’est pour ça le plaisir de manger!).

Hmmmmmm du chocolat! (source de l’image: dt).

Vous n’en pouvez plus: comment déclencher la production d’endorphines…??? Après tout, c’est tout à fait légal…!

Il y a 4 grands types de facteurs déclenchant la production d’endorphines par le cerveau humain:

  1. Activité physique intense: genre course à pied, natation. Attention: il faut pratiquer régulièrement l’exercice physique pour que la production atteigne un pic. Il faut aussi se méfier des blessures (l’arrêt de la pratique du sport causera des sensations de manque). Par contre, pour aider à cesser une autre dépendance (du type tabagisme ou alcoolisme), c’est très conseillé!
  2. Excitation: le rire (excitation plaisante), les jeux, les stimulations sensorielles (toucher, goût, odorat, vue, ouïe) vont produire aussi la production d’endorphines. Ne vous demandez plus pourquoi votre adolescent est « accroché » à son jeu vidéo, ou pourquoi votre conjointe se bourre de chocolat, ou pourquoi votre copain tient tellement à voir son match de (… sport à compléter selon les cultures d’origine).
  3. Douleur: les sévices auto-administrés dans certaines pratiques religieuses, l’accouchement et le sadomasochisme font partie des comportements qui enclenchent une production d’endorphines. Pour l’accouchement, on souhaiterait que ça se produise plus rapidement (pour les effets analgésiques), mais ça explique la grande sensation de bien-être qui suit « l’expulsion » de votre rejeton.
  4. Orgasme: Ai-je vraiment besoin d’expliquer la chose? Disons que je ne mettrai pas de photos pour illustrer mon propos à ce sujet. En passant, mesdames, pour faciliter l’atteinte de l’orgasme, je recommande l’activité physique (en prime: production d’endorphines lors de votre entraînement aussi) et le yoga (en prime: vous pourrez prendre des positions acrobatiques).
Je serais tentée ici de vous dire que les bébés font du yoga naturellement… Mais vous savez déjà que je ne prends que rarement l’hypothèse où un comportement nous vient tout seul… Disons qu’ils sont plus souples que nous… et qu’ils aiment s’amuser! (source de l’image: Wikipédia).

Il y a encore un moment où les endorphines sont déclenchées (par excitation): celui où on fait rire un bébé. Encore une stratégie très machiavélique des bébés pour qu’on s’occupe d’eux… Parce qu’un bébé dont tous les besoins sont comblés est un bébé qui vous sourira, ce qui vous donnera votre « carotte » d’endorphines…!

C’est mieux en vrai pour la production d’endorphines… (source de l’image: Wikipédia).

Alors… on continue les « couzi-couzi », les grimaces, les coucous, les chatouilles, les bisous, les « prfffff » sur le petit bedon…

Et on se fait une méga fête avec alcool, chocolat, jeux ridicules, et orgies finales. Non, je déconne. Restez dans le domaine du raisonnable. N’abusez pas des bonnes choses. Et ne faites pas ce que je ne ferais pas.

Rugissements et hurlements

J’en ai parlé il n’y a pas très longtemps, et voici qu’un article récent vient appuyer ce que je racontais: Sciences et Avenir résume une recherche qui montre des similitudes entre les rugissements des lions et des tigres et les hurlements des bébés.

C’est surtout le lion mâle qui pousse des rugissements. Ils lui servent à marquer son territoire (ici, un lion en Namibie). Seul le mâle a la superbe crinière, qui lui permet de montrer sa valeur aux femelles qui sont attirées par des crinières bien fournies et foncées (source de l’image: Wikipédia).

Mais en quoi ces rugissements et ces hurlements humains sont-ils semblables? Tout d’abord dans leur fonction d’attirer l’attention (pour montrer sa présence chez les félins; pour réclamer des soins chez l’humain).

Petit garçon des Philippines qui pleure de colère. Espérons que ça lui a donné quelque chose. En tout cas, il a dû faire réagir quelqu’un! Bon, je vous préviens: je ne mettrai plus de photos de bébés qui pleurent: elles sont trop difficiles à dénicher (comme quoi on ramasse l’enfant plutôt que son appareil photo!) (source de l’image: Wikipédia).

Deuxième ressemblance: la vibration irrégulière des deux bruits. Les cordes vocales sont lâches, ce qui crée les grincements et la ferme intention de faire cesser le son.

Un splendide tigre du Bengale. Les rayures sont uniques sur chaque animal. Des croisements sont possibles (quoique déconseillés) entre les lions et les tigres, signe d’une parenté pas si lointaine (source de l’image: Wikipédia).

Cependant, félins et bébés crient dans des registres différents: basses fréquences pour les premiers, hautes pour les deuxièmes.

On ne m’enlèvera pas pourtant l’idée que tigres, lions et poupons: même combat.

Aucun bébé n’a été maltraité durant l’écriture de ce message.

Mise à jour: 4 juillet 2017: On rapportait, en 2005 (notamment ici), l’anecdote d’une jeune fille éthiopienne sauvée de ses kidnappeurs (qui voulaient la marier de force) par un groupe de lions. Les éthologues pensent que le registre de pleurs d’une jeune fille ressemble à celui d’un lionceau, ce qui pourrait expliquer cet élan de solidarité inhabituel de la part des félins. Ici aussi, on remarque une ressemblance entre les cris des lions et ceux des enfants.

Pourquoi les bébés pleurent-ils?

Pour comprendre cette question plus que pertinente, il faut bien faire la différence entre les larmes, qui ont des fonctions absolument essentielles chez l’humain, des pleurs d’un poupon, qui ont des fonctions absolument essentielles, mais différentes en partie des premières.

Trêve de plaisanterie. Les larmes chez l’humain, donc, ont comme fonctions de lubrifier l’oeil, d’oxygéner la cornée, de protéger la cornée (contre poussière et autres corps étrangers), en plus de soulager des émotions violentes comme le stress ou la colère (voir l’article de Wikipédia qui vous expliquera tout cela mieux que moi).

Chez le poupon, les pleurs sont avant tout une façon de communiquer. En gros: quelque chose ne fait pas son affaire. Ça va mal. Rien ne va plus. Couches mouillées, froid (rarement chaud), soif, faim, ennui, peur…

Bon, je ne sais pas pourquoi il pleure, lui (ou elle), mais… faites quelque chose! Pitié! C’est une image difficile à supporter! (source de l’image: Wikipédia).

J’en viens ici à mon idée principale: bébé pleure pour… vous faire réagir. En fait, tout être humain dans les environs réagira. Un autre bébé pourra se mettre à pleurer aussi, un bambin s’exclamera « oh! bébé pleure! », un plus vieux viendra vous avertir de la situation (« En haut, Zazoune… pleure! »)… Mais, dès un très jeune âge, l’humain tentera d’intervenir auprès du bébé qui pleure.

Mais pourquoi pleurer? Pourquoi cette réaction? On peut aisément supposer qu’un bébé qui réussit à susciter une réaction autour de lui a plus de chances de voir son problème résolu par une main aidante. Même les étrangers veulent qu’il se passe quelque chose (« Elle pourrait s’occuper de son bébé! », « Mais faites quelque chose pour qu’il cesse de pleurer, par pitié! »). À moins d’être sourd, ou totalement psychopathe, je ne vois pas comment on peut ne pas se sentir remué.

En prime, on perçoit très mal l’écoulement du temps lorsqu’on entend un bébé pleurer: tout semble durer une éternité, et ça tombe vite sur le système (auquel cas, je vous suggère de vous référer à mon article sur les coliques, ou comment calmer un bébé).

Bambine en pleurs (source de l’image: Wikipédia).

Une chose est sûre. Bébé n’est pas en train de vous manipuler, ni de jouer avec vos émotions. En fait, il ne sait pas trop ce qu’il fait (sauf que ça marche, alors on continue!). On peut aussi supposer qu’à l’inverse, dans notre longue évolution, un bébé qui ne pleurait pas recevait moins de soins… Il s’agirait donc d’une stratégie évolutive très rentable.

Par contre, il me semble complètement désavantageux d’avoir sur les bras un bébé qui pleure et qu’on ne peut pas calmer. On cherchera en vain le « bouton magique » pour arrêter la machine. Ou on se référera à une technique que tous les peuples ont pratiqué (sauf nos sociétés occidentales): et j’ai nommé l’emmaillotage.

La prochaine fois, je vous expliquerai pourquoi Rousseau est un mauvais puériculteur. Ça promet.

Néoténie et mignardises

Vous croyiez voir un petit être chétif et sans aucune malice? Détrompez-vous. Les bébés ont des armes de séduction massive!

Ce type d’images a tendance à déclencher des réactions très étranges chez l’humain. À partir d’un certain âge (à peu près l’adolescence chez les filles, mais beaucoup plus vieux chez les hommes), on pousse un espèce de soupir (« onhhhhhh! »), on sourit, on voudrait toucher, s’occuper de cette petite chose… (source de l’image: Wikipédia).

En anthropologie, on a depuis longtemps remarqué un fait intéressant: nous ressemblons aux autres singes, mais surtout aux juvéniles. Aux individus immatures, donc.

Pour illustrer mon propos, profitons de cette belle photo d’une maman chimpanzé avec son petit (source de l’image: Wikipédia).

Concentrons-nous un moment sur la figure: le bébé chimpanzé a un prognathisme nettement moins accentué (c’est le museau!). Il deviendra plus imposant en vieillissant (pour la maman, c’est quand même très évident!). Ensuite, les jeunes ont tendance à être moins poilus sur la face. (Vous aurez peut-être déduit ici que j’ai utilisé la photo d’un chimpanzé juvénile pour mon montage de présentation en haut de ce blogue. Les yeux sont ceux de mon fils.)

On remarquera aussi (mais c’est une constante chez les mammifères) des caractéristiques liées à la grosseur des yeux et de la tête en proportion du corps (plus ils sont gros, plus l’animal est jeune).

De grands yeux + une grosse tête = mignon. Assez simple, n’est-ce pas? Bon, alors des exemples appliqués, peut-être? D’accord!

Le panda géant, animal en voie d’extinction de Chine, emblème de la World Wide Fund for Nature (WWF) – c’est sûr que choisir un animal laid ne doit pas aider à ramasser des fonds…! Jusqu’à présent, je ne connais personne qui trouve le panda pas beau (source de l’image: Wikipédia).

Le panda géant, avec ses taches noires sur les yeux dans une tête blanche (et très grosse), semble avoir de très grands yeux (et un peu tristes, en prime!). Qui ne serait pas attendri par cette grosse peluche? Attention! ça ne veut pas dire qu’il ne s’agit pas d’un animal sauvage, donc, potentiellement dangereux à fréquenter de trop près!

Un autre exemple, pour les difficiles à convaincre:

Dessin fait par Kasuga de Wikipe-tan, un genre de mascotte pour Wikipédia. Au-delà de son association avec cette encyclopédie, je voulais surtout montrer un personnage de manga (bandes dessinées japonaises). Ici encore: grands yeux, grosse tête, on craque.

Bon. Si je vous dis maintenant que les bébés humains ont une grosse tête et de grands yeux… Plus personne n’est surpris.

En biologie, on parle de néoténie lorsqu’un organisme garde longtemps des caractéristiques associées à un stade juvénile (ou larvaire). Chez l’être humain, ces caractéristiques se conservent effectivement longtemps, surtout chez les femmes. Vous penserez à cela lorsque vous mettrez du mascara, les filles. Ou les garçons, lorsque vous admirerez la splendide chevelure abondante d’une personne séduisante (ça donne une grosse tête). De toute façon, pour la grosseur du crâne, ne vous en faites pas: notre cerveau est disproportionné par rapport à notre poids corporel et tous les humains ont un chef énorme.

Si la question des caractéristiques « mignonnes » des bébés vous intéressent (que ce soit pour séduire ou pour des motifs plus purs), le site Cute Overload constitue une étude presque scientifique de la chose (en plus d’être très distrayant pour la gent féminine). On y a même répertorié des règles de « cuteness ». Je me suis amusée, il y a quelques temps déjà, à en faire la liste. La voici, dans sa langue originale (source des règles: Cute Overload).

  1. Putting a paw up is cute.
  2. Look helpless.
  3. An inquisitive look.
  4. More than one species of baby flopping around is cute.
  5. Fisheye lens + baby animal is always cute.
  6. Mimic humans.
  7. A thing, accompanied by a smaller version of that thing, is always cute.
  8. You’re cute if your furniture doubles as a meal.
  9. Piles of a cute thing jake up a cuteness rating exponentially.
  10. If you haven’t grown into your feet yet, it’s cute.
  11. A cute animal + food = even cuter.
  12. Floppy limbs are cute.
  13. Juicy’eyes and noses.
  14. If an everyday, smal item makes you look small, it’s cute.
  15. Disproportionate ration between relative ear to head size.
  16. Tiny tongues are cute.
  17. Have tiny ears.
  18. Have a teeny tiny tail.
  19. Dainty paws.
  20. Animals + crockery is cute.
  21. Eye capsules.
  22. A curled-up or tucked paw is cute.
  23. Knobby knees are cute.
  24. Have suction cups on your hands.
  25. If you dangle your paw, it’s cute.
  26. If you have 4 legs and can tuck yourself in, you’re cute.
  27. « Chub » (small rolls underneath eyes) / Have a tiny mouf.
  28. Your head looks down, but your eyes look up.
  29. If you flex your paws repeatedly in a kneading motion in the air for no reason, it’s cute.
  30. If your breath shows in the form of your stomack moving in a quick, fluttering fashion, it’s so cute.
  31. The « stubbular’ stage is cute (young animal with short, non-grown limbs or tails).
  32. If you’re caught doing something bad, it’s cute.
  33. Your tail says ‘yes’ but your ears say ‘nyerhe’.
  34. If your tail curls up, it’s cute.
  35. If you try to eat your own appendage, it’s cute.
  36. If your eyebrows go up in the center, it’s cute.
  37. If you tilt your head to a side, it’s cute.
  38. If you have a curved, plump belleh, it’s cute.
  39. Nuzzable mini-chests are cute.
  40. Spleeping in a sunbeam Is cute.
  41. Exposing a vulnerable area is cute.
  42. Ears that flop over a LEETLE BEET are cute.
  43. Protuding bottom lips are cute.
  44. Ears at 9 and 3 o’clock are cute.
  45. Anything with the word « pigmy » in it is cute.
  46. Yin-Yang is cute.
  47. Splayed haunch action is cute. / Feathery of Furry Fluff is cute.

Cela peut être amusant de voir les mimiques de votre propre source de mignardises et de comparer avec ce que les gens jugent mignons pour les animaux…

Finalement, pourquoi, vous demandez-vous peut-être, les bébés sont-ils si mignons? Imaginez-vous un instant un bébé fondamentalement laid. D’accord, ça n’existe pas. Mais c’est possible en théorie. Et bien voilà: un bébé laid a tout simplement moins de chances d’attirer l’attention des adultes. Donc d’avoir de l’attention. Donc d’obtenir des soins. Donc de survivre. Et si les bébés laids ont moins bien survécu que les mignons, ça veut dire que les beaux ont transmis leurs caractéristiques mignonnes à leurs propres bébés. Mignons, cela va sans dire.

C’est ce qu’on appelle de l’évolution. Et on en reparlera.

Et je vous offre en terminant une autre photo de bébé à couper le souffle.

Photo coupée et retournée d’un bébé (énooooooormes yeux, attention!) (image originale: Wikipédia).